CHAPITRE 4
Glenn était maintenant seul et soulagé. Mais il ne comprenait pas. Cooper avait voulu lui parler et comble de l’horreur, il l’avait invité chez lui ! Mais où avait-il la tête ?! Cooper Taylor ! Pire, ils avaient discuté et le chanteur n’avait même pas été désagréable ! Non, ils avaient discuté de sa femme ! Et Cooper était encore plus un salaud qu’il le croyait, il avait avoué n’être avec elle que pour l’argent, l’ordure ! Puis il y avait eu le baiser, il avait bandé et il l’avait renvoyé, pour être encore plus ridicule ! Cooper, avait dû sentir car son pénis était tendu à en déchirer son pantalon. Pour tout dire, il n’avait jamais bandé si fort à cause d’un baiser, un simple baiser ! Pourtant, en pensant à ce baiser, Glenn ne pouvait s’empêcher de toucher ses lèvres, comme pour pouvoir sentir de nouveau cette sensation fantastique, qu’il n’avait jamais connu. Non, cette soirée restait un mystère, il n’avait pas été lui-même, ce n’était pas possible. Et pourtant, il y avait cette sensation de bonheur, de légèreté quand il y pensait… Quand il pensait que le châtain n’aimait pas sa femme…
- Putain, qu’est ce qui m’arrive ?! Ca doit être le sexe qui me manque … En fait, je veux baiser Cooper ! Je veux le baiser ! Enfin, qu’il me baise, c’est ça ! Mais je ne peux pas ! Arf, c’était plus facile avec Reiss ! …
Quel con ce Reiss, pourquoi s’était-il cassé avec les Flyers ? Ok, ils s’étaient disputés, mais c’était tout. Reiss voulait une relation sérieuse, bien sûr ! Il croit encore au père Noël ou quoi ?! Pensa Glenn. Mais il avait quand même quelques avantages : avec lui, il suffisait que le chanteur aille sonner chez lui à l’heure qu’il voulait pour avoir sa dose de sexe et d’orgasmes. Maintenant, il était horriblement seul et il désirait son pire ennemi, genre que tout allait bien.
Glenn shoota dans son frigo, la seule chose qu’il trouva pour se défouler, il entendit des bouteilles trembler dans l’appareil. Il l’ouvrit en trompe. Oh, miracle, il y avait une bouteille de vodka. Super, l’envie de saouler comme un malheureux lui vint. Il prit la bouteille, enleva le bouchon et commença à boire.
- Vous avez un nouveau message, retentit sa boîte vocale. Reçu aujourd’hui à 16h45. Tut. Glenn ? C’est Christian. Tu sais plus répondre au téléphone ?! Bref, demain n’oublie pas ton interview pour le magasin « Lola ». Un magasin de fille donc essaie de bien formuler tes réponses pour qu’elles te trouvent intellectuel, enfin pas con comme tu l’es ! Cooper vient aussi. Tu ne t’engueules pas avec lui. Tu connais la suite, c’est à 14h. SOIS À L’HEURE !
***
Cooper rentra chez lui. Toutes les lumières étaient éteintes. Il fronça les sourcils. Il était assez tard car le temps de trajet de Glenn jusqu’à chez lui avait prit un certain temps. Leah dormait-elle déjà ? Non. Il regarda sa montre : 20h. Non, elle ne dormait pas à cette heure.
- Leah ?! Cria-t-il. Ch…chérie ?
-
Ce fut dur de le dire mais il était fort bien probable que sa femme lui reprocherait de ne pas l’appeler par des surnoms ridicules qu’elle aimait tant.
- Elle râle pour un rien, cette connasse… pensa Cooper.
Quoi qu’il en soit, personne ne répondit et le parolier monta l’escalier. Arrivé en haut, il remarqua une lumière tamisée sortant de la chambre. Na, elle dort vraiment ? pensa-t-il. Il poussa doucement et poussa un hoquet de surprise. Sa femme, Leah, était devant lui, en tenue sexy. Elle portait une sorte de maillot noir qui semblait être en plastique, qui était horriblement décolleté et rembourré au niveau des seins, et qui lui rentrait entre les fesses, avec un petit pompon juste au dessus des fesses. Comble, elle portait des oreilles de lapin. Elle lui adressa un sourire coquin.
- Leah ! Qu’est ce que…
- Appel-moi lapinou, mon amour… dit elle en se levant du lit. Elle arriva devant lui et commença à déboutonner sa chemise. Je veux un enfant.
Cooper tremblait. Ils avaient plus fait l’amour depuis très longtemps. Avant, quand il était plus jeune, il arrivait encore à bander devant une femme, mais depuis qu’il sortait avec un garçon… Bref, il avait prétexté des problèmes d’érections et Leah n’avait plus rien tenté…jusqu’à maintenant ! Sa tenue ridicule était sûrement dans le but de l’exciter. Pourtant, rien ne venait, surtout à l’idée de la voir nue. Beah ! Ses deux seins laids et minuscules qu’il écrasait lorsqu’il lui faisait l’amour… Non !
- Tu sais bien que je ne peux pas ! Cria-t-il alors qu’il était déjà torse nu.
Leah sembla s’énerver.
- Ecoute, je veux un enfant, rien qu’une fois ! J’ai pris pleins d’hormones, une seule fois devrait suffire, surtout que nous sommes plus au moins deux semaines avant mes règles. En gros, c’est parfait ! Alors tu vas forcer ton petit zizi de merde à bander, car j’ai tout le temps et tu ne partiras pas avant qu’il ait éjaculé en moi !
Cooper regarda sa femme avec des gros yeux. Il ne l’avait jamais vue comme ça, elle avait toujours été calme et posée. Là elle s’énervait et lui faisait du chantage. Elle devait vraiment vouloir cet enfant. Un gosse ? Cooper ne pouvait y penser une seule seconde ! C’était bien assez horrible de ne pas pouvoir quitter cette femme. Elle lui avait bien fait comprendre que s’il divorçait, il serait ruiné. Elle lui prendrait tout, et Cooper l’en savait capable malgré ses airs gentils… la preuve aujourd’hui, elle serait capable de le violer !
Leah l’embrassa violement et Cooper eut un haut le cœur.
***
Glenn arriva complètement saoul devant l’enceinte du magazine Lola où il devait passer son interview. Il n’avait pas arrêté. Il avait bu d’un coup la bouteille de vodka, il s’était effondré sur son lit et avait dormit dans un sommeil alcoolique. Un rêve où Reiss et Cooper couchait ensemble et puis les deux disparaissaient et le punk se retrouvait seul dans le noir. Puis en se réveillant, il vida la moitié du pastis qu’il lui restait et encore du whisky. Puis il se rendormit avant de se réveiller vers 13h où il décida d’aller quand même à cette interview. Le mieux fut qu’il arriva à l’heure. Enfin, cela devait comprendre le fait qu’il était décoiffé, puait l’alcool, et portait les vêtements d’hier. Mais il ne s’en était même pas rendu compte.
Cooper n’arriva pas. La journaliste semblait gênée pendant que Glenn la dévisageait sans aucunes raisons, juste pour passer le temps et celle-ci ne savait pas trop quoi faire.
- Allez-y sans lui ! Il vous apportera rien d’intéressant ! Et puis, c’est que j’suis occupé moi !
La jeune journaliste hésita avant d’accepter et de commencer l’interview.
- Alors, une journée normale dans la vie de Glenn Parker, qu’est-ce ?
- Euh… Bah en fait, je baise, je bois ! mais je ne fume pas hein ! Notez le bien ! Faudrait pas que j’ai plus de voix. Ouais, paraît que ce n’est pas bon pour la voix de fumer. J’savais pas, je fumais, puis on me la dit, alors j’ai arrêté direct ! Pas de chipotage pour arrêter, moi j’suis fort ! Je me suis réveillé et j’ai dit « J’ARRÊTE ! », ajouta-t-il en criant, et c’était fait. Cool hein ? Mais je baise surtout…
La journaliste ne tenait pas en place sur sa chaise, ce n’était pas le genre de réponses auxquelles elle s’attendait. C’était sa première interview, on lui avait accordé cet honneur mais elle ne pourrait jamais ça dans le magazine pour lequel elle travaillait, le genre plutôt BCBG ! Mais elle devait continuer …
- Hum… Bien. Euh… s’embrouilla-t-elle. Vous un êtes un vrai Sex Symbol pour toutes les jeunes filles du mon…
- Pas que les filles ! Coupa Glenn en éclatant de rire après.
- Si vous le dites. Bref, pour vous, une fille idéale, elle ressemble à quoi ? Blonde, brune, grande, petite… Dites-nous tout !
- Tout ? Demanda Glenn en dévisageant étrangement la journaliste qui se mit à rougir.
- Tout.
- Bah en fait… Les filles, c’est pas…
La porte s’ouvrit dans un grand claquement qui fit sursauter la jeune femme. Cooper. Celui-ci semblait très énervé.
- Vous avez commencé sans moi ?!
- Mais… bredouilla la journaliste.
- Non ! De toute façon, il faut qu’on s’en aille.
- Ah bon ? demanda Glenn.
- Hum oui… Euhh… C’est ta sœur.
Glenn sauta de sa chaise.
- Elle a une fausse couche ?!
- Oui, si tu veux ! Bref, il faut qu’on s’en aille, désolé pour l’interview, une autre fois sûrement ! Termina Cooper avant de prendre le poignet de Glenn et de le conduire dans la voiture.
Dés qu’ils furent installés et que le parolier mit le contact, Glenn demanda d’une voix pâteuse :
- Elle va bien ?
- Elle n’a rien idiot ! Il fallait juste que tu te casses de là, vu ce que tu allais dire !
- Mais… Je croyais que tu…
- Réfléchis, si je ne t’avais pas arrêté, je n’aurais plus d’objet de chantage. Coupa Cooper, une colère immense peinte sur le visage.
- Ah mais alors c’est du chantaaage ! Dit Glenn. Au resto t’avais dit que t’oserais…
- TA GEULE !
Glenn s’arrêta net. Pas cool, pensa-t-il. Un éclair de lucidité passa sur son visage et il annonça :
- T’étais en retard ! Pourquoi ? Et t’es aussi énervé, pourquoi ?
- Ca te regarde ?!
- Mais allez euuuh ! Dis ! Dis ! Dis ! Dis ! Dis !
Cooper appuya brusquement sur le frein et la voiture s’arrêta net, en plein milieu de la rue. Une rue déserte. Pour la première fois de leur entretien, Cooper tourna la tête vers Glenn et celui-ci ne fut pas satisfait par l’expression avec laquelle il le regardait. Non, Glenn prit peur.
- Ecoute Glenn… dit-il sur un ton las et beaucoup plus calme. A quoi tu joues ?
- Hein ?
- Je te drague, tu me refuses. Je te fais du chantage, tu refuses. Alors que je sentais dans ton regard de l’envie, du désir … Puis je veux te parler et là t’acceptes ! On parle normalement alors que tu m’avais toujours agressé, je t’embrasse, tu acceptes, tu bandes même puis tu m’expulse de chez toi ! Maintenant, tu vas à cet interview ivre et tu me parles comme si j’étais un bon pote. Je ne comprends pas et tu n’es sûrement pas capable de me donner des explications. Mais j’en ai marre, je te veux et je t’aurai ! Suce-moi.
A vrai dire, Cooper ne trouvait pas ce jeu très désagréable. Mais sa femme l’avait énervé. Il n’avait pas pu bander, bien sûr. Elle avait insisté jusqu’à 6h du matin. Elle voulait même lui faire prendre de viagra, mais il avait refusé. Elle avait alors piqué une crise et s’était enfermée dans la salle de bain, prétendant qu’elle voulait se suicider. Il avait alors mis près de 3 heures à la faire sortir ! Pendant trois heures, elle ne cessait de lui dire « J’ai un couteau en maaaiiin ! », « la fenêtre est ouveeeeerte ! ». Puis, elle n’avait pas voulu dormir, elle avait voulu réessayer. Cooper lui avait foutu une gifle et celle-ci avait failli se renfermer dans la salle de bain avant que Cooper ne l’en empêche. Il avait alors réussi à lui faire avaler un somnifère et la pauvre s’était endormie. Alors, il s’était aussi endormi avant de se réveiller à 14h. Jamais il n’avait été de si mauvaise humeur. Et Glenn ne semblait même pas comprendre ce qu’il lui disait.
- SUCE-MOI !
Alors, Glenn se glissa sur Cooper, et puis s’accroupit en face de lui. D’un mouvement presque machinal, il ouvrit la brayette du parolier et prit le pénis de Cooper à travers la fente de boxer. Le sexe se gonfla de sang au contact du chanteur et le parolier poussa un soupir. Alors Glenn enfonça le sexe dans sa bouche et se laissa à son tour aller. Celui-ci suça et lécha le sexe avec passion, faisant même des vas et viens. Sa langue s’enroulait, se déroulait, faisait des petits mouvements rapides autour du pénis, arrachant un cri à chaque fois à Cooper. Ce moment de pur bonheur fut coupé par l’arrivée d’une voiture dans cette rue déserte. La voiture se mit à klaxonner pour faire bouger Cooper. Alors, Glenn retira de sa bouche le pénis qui avait commencé à éjaculer dans sa bouche. Il avala goulûment le sperme, ferma la brayette. Et en quelques mouvements agiles, il retourna à sa place. Cooper démarra.
Le trajet se fit en silence et ils arrivèrent devant chez Glenn. Sans un mot, celui-ci descendit de la voiture et entra chez lui. Alors, pour la troisième fois de la journée, il s’affala sur le lit. Le lendemain, quand il se sera réveillé, tout cela ne sera plus qu’un vague souvenir totalement flou et il l’oubliera très vite.
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